EXCEL-LEZ DANS LE CHOIX DE VOTRE LOGICIEL DE CHIFFRAGE

En relançant un client pour une démonstration de QDV7, celui-ci m’informe que ce ne sera pas la peine car suite à une réflexion mûrie (!) ils ont finalement décidé de développer une solution en interne sur … EXCEL. Cette décision est pour cette PME une double erreur stratégie et voici pourquoi.

Le choix d’Excel

Excel a fait ses preuves. Appartenant à la suite Office, il accompagne son grand copain Word sur la plupart des PC d’entreprises. Présent partout, il est exploité jusqu’à la corde afin d’intégrer les réflexions les plus saugrenues discutées autour de la machine à café.

Le logiciel n’est à remettre en cause mais bien ce que chacun en fait. Une récente étude menée par Ray Panco, professeur de Management de projet en informatique de l’Université d’Hawaii,  a montré que 88 % des feuilles Excel contiennent des erreurs de formulation. Un devis est une somme d’erreurs c’est bien connu mais quand même.

A défaut d’être performant, l’ubiquité d’Excel fait que les « X-files » de Microsoft ont encore de beaux jours devant eux.

Le fameux développement en interne

La deuxième erreur stratégique, qui est lié à la première, est de choisir de développer une telle solution en interne. Pour une PME industrielle dont il est question ici, mais c’est également vrai pour une grande entreprise, le choix du développement interne d’une solution logicielle amène l’entreprise vers un domaine d’activité qui n’est pas son cœur de métier. Elle sera de fait moins performante dans cette besogne qu’une société dont la raison d’être est le développement informatique. L’entreprise doit se concentrer sur son activité principale (core competences).

Au final, l’investissement sera certainement plus élevé, la solution sera plus longue à mettre en place et sa pérennité ne sera même pas assurée car les développeurs finiront par partir et ils n’auront bien sûr pas pris la peine de documenter leur « moulinette ».

L’autre défaut majeur d’un développement spécifique est son caractère… spécifique. L’entreprise devra couvrir à elle seule tous les coûts de création de ce nouvel outil : pas d’économie d’échelle et ce qui est sans doute encore pire pas de partage de connaissances et la possibilité de bénéficier de fonctionnalités auxquelles on n’aurait pas pensé.

Le choix d’un développement interne ne s’oriente pas vers un le but recherché par l’entreprise à savoir la création de valeur et ne lui apporte aucun avantage concurrentiel supplémentaire bien au contraire : cette mauvaise allocation de ressources se fera au détriment d’autres actions plus judicieuses.

Et c’est comme cela, que des deviseurs et commerciaux vont encore une fois devoir vivre avec un outil riquiqui et vont perdre du temps devant leur ordinateur au lieu d’être chez le client pour décrocher des affaires. Heureusement la concurrence est plus futée, elle, elle a choisi QDV7…ou pas.

Que faire contre cela ? Relancer dans deux ans ou s’incliner tout simplement.